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Qu’attendons-nous pour oser la coopération ?

Oser la coopération ?

Pourquoi avons-nous quelquefois tant de mal à nous mettre d’accord, à prendre des décisions ensemble et à nous entendre sur des solutions, même quand nous sommes en bons termes et dans de bonnes dispositions ? Peut-être nous manque-t-il tout simplement le mode d’emploi ?

Un seul objectif : la démarche COOP’izy nous propose ce mode d’emploi avec pour seul objectif de nous rendre la coopération plus facile !

…et un principe de départ : coopérer pour construire ensemble un projet nous permettra de coopérer ensuite à sa réalisation, d ‘autant plus facilement.

Mais tout d’abord, un projet qu’est-ce que c’est ?

Dans tout projet, qu’il soit stratégique ou plus anodin, nous pouvons distinguer les 3 niveaux suivants :

      1. Au départ du projet il y a le niveau de l’idée, des intentions, de la motivation, des enjeux, du sens et des objectifs visés. Cela revient à répondre aux questions « Pourquoi ? » ou « Pour quoi ? »
      1. Ensuite vient le niveau de la stratégie, du processus, de la méthode, de la démarche et du fonctionnement envisagés pour mettre en œuvre le projet. Cela amène à répondre à la question « Comment ? »
      1. Et enfin, arrive le niveau du contenu concret, des solutions pratiques, des personnes engagées, de leurs actions ou tâches, des lieux, du temps, du matériel qui permettront de réaliser le projet.

Cela revient à répondre aux questions « Qui – Quoi – Combien – Où – Quand – Que…? ».

Nous avons probablement tous fait l’expérience de l’importance de prendre ces étapes dans le bon ordre et le faisons intuitivement, au-moins pour nos projets les plus simples. De même nous savons l’importance de mettre en cohérence la stratégie avec les objectifs et les actions avec la stratégie.

Et pourtant ces principes semblent souvent bien moins évidents à suivre quand le projet est collectif et qu’il convient de le réaliser ensemble…

La démarche COOP’izy va nous guider pour réussir ce défi !

 
 

Sortir du rapport de force

Les difficultés de coopération correspondent généralement à trois type de situations :

      • déphasage entre les interlocuteurs quand l’un se place sur un certain niveau et l’autre sur un niveau différent (l’un interroge par exemple le niveau des actions et l’autre le sens),
      • confusion qui règne dans les échanges (les différents niveaux étant abordés simultanément sans distinction)…
      • et celle qui est probablement la plus fréquente : le rapport de force avec ses différentes formes de confrontation, le plus souvent sur le plan des stratégies ou sur celui des actions (désaccord sur le choix des solutions).

…pour coopérer à partir des enjeux

Le rapport de force n’est pas une fatalité : il est souvent favorisé par le caractère implicite des motivations et intentions et le fait que, le plus souvent, les enjeux ne sont pas évoqués de façon explicite dans les échanges.

Pourtant, chacun des interlocuteurs en présence serait généralement en mesure d’identifier les enjeux (ou objectifs prioritaires ou ses intentions) qui ont déterminé ses préférences en termes de stratégies et d’actions concrètes.

Les clés d’une coopération efficace se trouveront dans la capacité des acteurs à partager de façon claire et objective leurs enjeux respectifs.

La confiance, alpha et oméga de la coopération

La réussite de la démarche dépendra également et très directement du degré de confiance existant entre eux.

Cette confiance, indispensable à la poursuite de la coopération, sera ensuite mise à l’épreuve des faits : elle pourra être renforcée si les actes posés par les parties en présence leur paraissent réciproquement en cohérence avec leurs enjeux respectifs et également avec les enjeux et stratégies définis en commun.

Les étapes pour une coopération facilitée avec COOP’izy

COOP IZY
COOP IZY

Exemple d’utilisation

Un déjeuner stratégique

Deux responsables entament un échange dans le but d’organiser le déjeuner d’une réunion importante d’une équipe de leur entreprise. Chacun a déjà réfléchi à des solutions et la discussion se déroule, guidée par les étapes du processus COOP’izy.

Etape 1 : Mon projet

      • La personne A présente sa vision du projet (sa pyramide) :

Elle commence par expliquer, tout d’abord, que ses critères prioritaires sont la proximité, la rapidité du service et la facilité à garer les véhicules.

La stratégie qu’elle a imaginée consisterait à se déplacer en voiture en se regroupant dans le plus petit nombre de véhicules possible et de s’organiser pour que le repas soit le plus rapide possible.

A propose donc d’aller dans le restaurant X, qui est à 2 km et possède un grand parking, et de s’organiser pour arriver dès midi pour être servi les premiers et de choisir à l’avance un menu unique.

      • La personne B présente à son tour sa vision du projet (sa pyramide) :

Elle commence par ses enjeux prioritaires qui sont la convivialité, la qualité gastronomique et le confort du cadre.

Elle explique ensuite la démarche qu’elle envisage : elle consiste à se rendre ensemble en bus dans un restaurant d’un certain niveau gastronomique et offrant la possibilité d’un espace séparé.

B propose d’aller dans le restaurant Y, qui est à 15 km et de laisser le choix entre plusieurs menus.

Etape 2 : Notre projet

      • Les personnes A et B coopèrent pour construire le projet commun

La personne A précise que l’important pour elle est de pouvoir traiter tout l’ordre du jour de la réunion (quitte à réduire le temps du déjeuner).

La personne B précise que l’important pour elle est d’équilibrer la journée entre des travaux qui promettent d’être exigeants et une dimension conviviale nécessaire à la cohésion.

Après un temps de réflexion, B pose la question suivante : si nous arrivons à réduire la pause du déjeuner au maximum tout en proposant une qualité gastronomique et conviviale satisfaisante pour l’équipe (comparable à celle du restaurant Y) , est-ce que cela peut nous convenir à tous les deux ?

      • Si la réponse est positive A et B pourront alors élaborer ensemble la stratégie qui permettra de prendre en compte les enjeux communs et s’orienteront peut-être vers une solution traiteur + animation ludique.

      • Pour finir A pourra éventuellement s’occuper de gérer la commande avec le traiteur et B la recherche d’une animation adaptée à ses objectifs.

Vous faciliter encore davantage la coopération

Vous êtes prêts à oser la coopération ? Pour vous soutenir dans les apprentissages et expérimentations nous vous proposons de :