Trouver du sens, partager du sens

Trouver du sens, partager du sens

Trouver du sens, partager du sens

Parce que le besoin de trouver du sens à son travail est de plus en plus pressant pour des salariés de plus en plus nombreux, cette question du sens constitue un levier de plus en plus indispensable à une véritable qualité de vie au travail.

De même c’est une force précieuse que donne à une équipe un socle de valeurs partagée et la clarté d’un cap commun.

Comment redonner du sens au travail ?

« À l’image des électeurs, les salariés sont de plus en plus infidèles, sans culpabilité » Antoine Solom, directeur général adjoint chez IPSOS Loyalty.

« La complexification de l’organisation n’aide pas » François Dupuy, sociologue du travail et auteur de « La fatigue des élites ».

« Plus vous déresponsabiliserez le salarié, moins il sera motivé. La perte de motivation n’est jamais due à la pénibilité, mais à la fatigue psychique provoquée par l’absence de sens dans ce que l’on fait ».  Boris Cyrulnik, neuropsychiatre spécialiste du concept de résilience.

Mais alors comment générer ce sens ? Pour David Macleod, conseiller auprès du gouvernement britannique et auteur d’un rapport sur l’engagement des salariés en Grande-Bretagne, il existe quatre fondements clés :

  • une communication abondante qui permette aux collaborateurs de comprendre l’intérêt de leur travail dans la stratégie globale,
  • un management stimulant et valorisant pour tirer le meilleur de chacun,
  • un espace de dialogue nécessaire au sentiment d’intégration
  • et enfin, une cohérence entre mission revendiquée par l’entreprise et injonctions quotidiennes aux salariés.

« En clair, conclut David Macleod, un collaborateur qui s’engage est celui qui ne se sent pas considéré comme une ressource, mais d’avantage comme une richesse. »

(Source L’express 04-2010)

 
 

Comment inventer des modèles économiques solidaires et profitables ?

Collaborateurs, managers, jeunes diplômés, dirigeants se saisissent des rênes du changement pour un monde plus juste et équilibré.

Face à la crise économique, certains choisissent l’immobilisme et le « c’était mieux avant ». D’autres, au contraire, regardent droit devant et se relèvent les manches, avec une idée en tête : contribuer à bâtir un monde plus juste et équilibré. Loin d’être des outsiders ou de doux rêveurs, ces acteurs de changement évoluent aujourd’hui au cœur des entreprises. Ils sont collaborateurs, managers, jeunes diplômés, dirigeants… 

1/ Concilier performance économique et impact social
Dirigeants, ils ferraillent pour inventer des business models conciliant performance économique et impact social. Quand elles sont authentiques, ces stratégies de double impact renforcent le capital image, engendrent de nouvelles sources de croissance, boostent l’innovation et motivent les équipes. 

2/ Promouvoir l’économie circulaire
Visionnaires, certains de ces pionniers choisissent de réorganiser process et chaîne de valeur à l’aune de l’économie circulaire. Promouvoir la réutilisation et le recyclage des déchets entre acteurs économiques d’un même territoire se révèle, de fait, un puissant vecteur de changement. 

3/ Mettre fin à l’obsolescence programmée
Afin de faire bouger les lignes, d’autres dirigeants décident d’arrêter ou de réduire leurs pratiques d’obsolescence programmée (laquelle consiste à raccourcir la durée de vie ou d’utilisation d’un produit afin d’en accélérer le taux de remplacement).

4/ Échanger avec ses pairs
Réactifs aux mutations des pratiques de consommation, des chefs d’entreprise n’hésitent pas à intégrer au 

cœur

de leur business model les ingrédients de l’économie collaborative, fondée sur l’échange entre pairs. 

5/ Innover, façon « jugaad »
D’autres encore se lancent dans l’innovation frugale. Appelée jugaad en hindi, elle consiste à concevoir avec des ressources réduites et dans des conditions difficiles des produits de qualité pour tous, et notamment pour les clients de la base de la pyramide, vivant avec moins de deux dollars par jour. 

6/ Se lancer dans la co-création
S’aventurant bien au-delà de l’approche philanthropique classique, des dirigeants clairvoyants tissent des partenariats en co-création, gagnant-gagnant, avec des ONG, des entrepreneurs sociaux et les pouvoirs publics.

7/ Croire en la finance solidaire
Il est aussi des leaders que l’impact investing séduit. Ils investissent dans des structures capables d’engendrer à la fois un fort impact social/environnemental et une rentabilité financière réelle, bien que moins élevée et de plus long terme que celle d’investissements traditionnels. 

8/ Mettre son expertise au service des plus démunis
Sur fond de quête de sens au travail, l’entreprise compte aussi désormais un nombre croissant de collaborateurs désireux de mettre expertise professionnelle et savoir-faire au service des plus démunis. A l’heure de la responsabilité sociale des entreprises (RSE) et du développement durable, ces salariés peuvent pratiquer du mécénat de compétence, partir en congé solidaire ou encore se déployer en entrepreneuriat social. 

(Source L’express 11-2013)

Le sens… de la transition

Inondations, incendies, records de températures, cet été encore nous pouvons mesurer la réalité du changement climatique. Le rapport du GIEC, attendu pour ce lundi 9 août, devrait nous apporter un énième avertissement supplémentaire.
Face à ces enjeux écologiques de plus en plus pressants, de nombreux salariés, dont les comportements évoluent sur le plan privé, attendent que leur entreprise aussi en fasse davantage.

Mais, la situation actuelle ayant généré tellement d’autres défis, comment l’entreprise pourrait-elle aussi jouer pleinement son rôle, pour relever les défis écologiques ?

Et si la solution se trouvait du côté de tous ces salariés qui ne demandent que cela  ?

L’éco-anxiété comme nouveau facteur de risque psycho-social

L’apparition de l’éco-anxiété comme nouveau facteur de risque psycho-social, met en exergue la problématique sociétale que nous traversons.

Pour le salarié qui vit quotidiennement le décalage entre une urgence intérieure et l’inertie des pratiques de son entreprise, sans pouvoir d’agir sur notre environnement, la situation produit frustration, détresse, démotivation. A contrario, l’engagement dans l’action permet de trouver du sens, de la motivation et lorsqu’il est partagé, se révèle également un réel vecteur de cohésion.

Du colibri au pélican, et si l’entreprise faisait sa part ?

La légende amazonienne du colibri, qui goutte après goutte, fait sa part pour tenter d’éteindre l’incendie de la forêt, est aujourd’hui bien connue notamment grâce au mouvement qui en a pris le nom.

Si l’entreprise faisait sa part, cela ferait bien plus que la goutte d’eau du colibri. L’entreprise peut se donner l’ambition de faire au-moins la part du pélican, voire viser le canadair !

Une démarche novatrice pour transformer les envies d’agir en dynamiques de changement

Inspiré par la dynamique de l’empowerment, le mouvement de la Transition est né en Angleterre en 2006 et compte aujourd’hui plus de 2 000 initiatives dans le monde, dans 50 pays, dont 150 en France.

Le projet Entreprises en Transition que nous expérimentons depuis un an, pourrait se résumer ainsi : face aux enjeux écologiques transformons, au sein de nos organisations, les envies d’agir en actions concrètes, de plus en plus nombreuses, pour créer de véritables dynamiques de changement positif.

En effet, nous rencontrons dans chaque organisation des personnes impatientes d’agir. Quand l’entreprise sait créer un espace d’initiatives, puis accompagner et soutenir la dynamique des actions engagées, ces personnes peuvent devenir de véritables acteurs de changement.Le déploiement de la dynamique de Transition peut alors permettre à chacun de se sentir davantage actif et responsable et à l’organisation de s’appuyer sur l’énergie ainsi libérée pour s’engager de façon fluide et “écologique” dans une démarche de prise en compte des enjeux environnementaux actuels et d’adaptation aux contraintes à venir. Ainsi l’entreprise pourra à la fois mobiliser ses ressources pour relever tous les différents défis que l’actualité lui présente et en même temps pleinement faire sa part !

Pour découvrir notre site dédié au projet « Entreprise en Transition » :  https://entreprise-en-transition.fr/

Pour libérer l’entreprise, réinventons-là !

Frédéric Laloux, auteur de  » Reinventing organizations », raconte l’histoire de Buurtzorg , exemple d’une réinvention spéctaculaire :

Buurtzorg est un cas passionnant car aux Pays-Bas, on trouve des infirmières de quartier depuis au moins le XVIIIème siècle. À un moment donné, l’État a décidé – économies obligent ! – de les inciter à se regrouper. Les logiques managériales contemporaines se sont rapidement imposées : on a créé un call-center et optimisé le temps libre entre deux interventions. Les infirmières les plus expérimentées étant mieux rémunérées que les autres, elles se sont vu attribuer les tâches les plus complexes, les infirmières les moins qualifiées – et moins bien payées – effectuant de leur côté les gestes les plus simples. Puis il s’est avéré que certaines étaient plus productives que d’autres, alors on a créé un temps-norme. Par exemple, trois minutes pour une piqûre, ou deux pour un pansement. On a ainsi pu créer un bureau de planification qui définissait un emploi du temps bien précis pour tout un chacun, presque à la minute près, jour après jour. Enfin, grâce à ces données, les managers ont demandé aux infirmières de mettre des codes barre devant les portes pour mieux tracer, récupérer les données et optimiser les process. Par exemple, si on sait que sur tel type de piqûre, vous perdez deux minutes, une formation spécifique vous sera proposée.

Le paradoxe, c’est qu’on peut être bien plus efficace dès lors qu’on sort de la logique de l’optimisation
Je trouve que cette histoire est symptomatique de ce que l’on vit. Au final, c’était très dur pour les patients qui n’avaient plus aucun contact humain dans leur parcours de soins. Et les infirmières, touchées dans leur intégrité, savaient qu’elles faisaient du mauvais travail faute de temps.

Et puis, Jos de Blok, l’un des infirmiers, crée Buurtzorg en 2006, sur une idée toute simple : revenir à l’essentiel. Quelle était leur mission ? Pas de faire un pansement en deux ou trois minutes, mais d’aider les gens à vivre leur maladie et leur convalescence de la façon la moins pénible et la plus autonome possible. L’infirmier va désormais prendre du temps, écouter, comprendre, nouer des liens avec le reste de la famille, le quartier, les voisins. Le but étant que se constitue autour du malade un réseau de soutiens.

Les résultats c’est que Buurtzorg a débuté avec 4 personnes et en compte aujourd’hui 9 500, soit les deux tiers de toutes les infirmières de quartier aux Pays-Bas. D’un point de vue médical, c’est un succès. Mais aussi d’un point de vue financier. Des études réalisées par les cabinets KPMG et Ernst & Young montrent que les patients utilisent moins de 40% des heures prescrites pas les médecins. Le paradoxe, c’est qu’on peut être bien plus efficace dès lors qu’on sort de la logique de l’optimisation. »

(Source Ouishare 11-2016)

Nos propositions pour donner ou redonner du sens au travail à Colmar, Strasbourg, Épinal, Nancy, Metz et dans toute la Région Grand Est pour :